Trump crie victoire (et exige un recomptage des voix) et affirme qu’on lui a volé « sa victoire ».

De la manière dont il avait commencé son mandat, ça ne pouvait pas mieux finir. Il fut égal à lui même jusqu’à la fin, Big Donald. Il restera sans conteste le plus noir des présidents noirs d’Amérique. Il a le comportement le plus typique d’un souverain africain sur le point de crever.

J’ai été sidéré de voir Trump contester si tôt des résultats. Des résultats qui n’ont pas fini être donnés. Le président sortant ne veut rien entendre ; il revendique sa victoire écrasante. « Les résultats ce soir ont été phénoménaux (…) Regardez tous ces Etats que nous avons remporté ce soir ! », se réjouit Donald Trump. La vague rougeâtre. Quelle déferlente!

Jeudi Matin. Changement de cadence. Il croyait le Michigan et le Wisconsin dans la poche. Ces derniers lui ont glissé entre les doigts. Comme c’est affreux. Et comment ! Son équipe de campagne a déjà exigé des recomptages. « Des irrégularités ont été signalées dans plusieurs comtés du Wisconsin, ce qui soulève de sérieux doutes sur la validité des résultats », écrit Bill Stepien, le directeur de campagne du président. 

Donald continue de faire du Trump, avec maestria. Il soutient mordicus que Biden lui aurait volé sa réélection.

LA VIE… ET SES PETITS DRAMES JOURNALIERS

Les jours se suivent et ne se ressemblent guère ; il y a des jours sans et des jours avec : des jours blancs et des jours noirs…. jamais des roses… mais, quelquefois, des gris.

Il y a des jours où on en prend plein la gueule. Sans mesure. On est pâle. On est froid. On est triste. Rien ne nous sourit. Tout nous glisse entre les doigts. On a le sentiment qu’on a fait un grand tort à un aïeul qui a décidé de nous pourrir la vie, de nous en faire baver. On s’accroche à cette pensée, stupide, qui nous use, qui nous épuise. Souvent pour nous rendre la vie plus supportable, on court à des dérivatifs : les réseaux sociaux, la cigarette, la drogue, l’alcool,… ; on se réfugie dans l’alcool avec le secret espoir d’éteindre l’ardente peine qui nous brûle de l’intérieur. Cela réussit rarement.

Il y a aussi des jours où les choses nous offrent un profil plus alléchant, plus gai; tout nous sourit. Heureux, nous rions aux éclats de tout parce que tout nous glisse dessus. On marcherait sur une mine artisanale qu’elle n’explosera pas. Même si on se mettait à fouiller dans sa propre merde, il est fort probable qu’on y trouve quelques pépites, quelques pierres précieuses. Tout ce que nous touchons devient de l’or. Quel le soulagement!

La vie, injuste, ne distribue pas ses largesses avec une égale franchise. Elle nous pousse à naviguer sur les ailes des vagues de la vie. Au hasard du vent. Dans la vie quotidienne, vous en verrez beaucoup qui jouent les équilibres.

A tout moment, on peut se ramasser, se peter la gueule. Mais l’essentiel, c’est de faire avec… et d’éviter que la tristesse nous gouverne.

Des Fraudes au baccalauréat…

Lundi 17 Août. Abidjan.

Il est neuf heures quatorze. Nous sommes au plateau. Des parents, le coeur haut, agitent des mains en montrant les relevés lacérés de leurs pioupious avec une mention qui m’était jusqu’alors méconnue : la mention fraude. Des mentions dans un examen! qui d’autre pouvait les connaître mieux que moi ! En toute modestie, j’en connaissais… toute une gamme – par expérience : passable, médiocre, exécrable, lamentable,… Par contre, la mention « fraude »… Jamais vu. D’ailleurs, ils sont combien ces parents qui iront raconter que leur fils – la moitié de son patrimoine génétique – est un tricheur? qu’il est rempli de failles comportementales par lesquelles transpirent de sordides pensées? Qui! Où avez-vous vu cela? Dans quel pays! Celui-ci ?Tu blagues. C’est toujours l’autre, le voisin, un ami à lui, quelqu’un à qui il voulait « montrer » qui aurait copié sur lui… sur notre enfant chéri.e, un enfant aux mains propres.😂

Il est plus facile de dire, au haut de tous les toits, que son fils chéri ou sa chérie de fille, incapable de regarder ailleurs que sur sa copie, est la victime d’une sordide conspiration préparée aux plus hauts sommets de l’État ivoirien… que de voir la réalité en face ou sous les yeux.

J’adore ces parents entêtés. Ils sont d’un héroïsme inimaginable.

Quel est cet enfantillage new-age?

C’est la fin des temps – modernes. De notre temps. Du moins, ce qui en reste. J’ai toutes les peines du monde à croire ce que j’ai devant moi, à l’écran, sous les yeux. J’ai du mal à comprendre ce qui arrive à mes e-amis. Quel instant irraisonné a pu pousser des adultes, bien portants, à se jeter dans un pareil enfantillage? J’en suis si pâle que je suis au bord d’une syncope, qui, je crois, risque de m’être fatale. Ils sont tous tombés sur la tête. La toile est sens dessus-dessous. C’est la frénésie. C’est l’apocalypse ?!

Ils sont tous en train de se créer des doublures numériques. Des avatars ! Des avatars qui n’ont ni les revêtements, ni les lumières des individus qui leur ont donnés des formes aussi… étincelantes. D’ailleurs, ces doubles virtuels n’ont rien à voir avec leurs doubles réels.

J’en connais quelques-uns, qui, ce matin, se sont tous glissés, joyeux, dans des doublures numériques comme s’ils répondaient à un appel lancé par leur leader politique.

Quelle est donc cette souffrance mystérieuse qui s’est abattue sur eux? Pourtant, à vue d’œil, aucun d’eux n’accuse quelque symptôme particulier. Ils sont tous bien meublés.

S’il vous plaît les gars ! Revenez à vos anciennes apparences ! Sinon un bogue informatique risque de détruire de faire voler en éclat toute la toile.

Mourir dans une explosion, cela m’angoisse à (en) mourir…

Mardi 4 août. Il est trois heures du soir. Une double explosion retentit dans la capitale libanaise, à Beyrouth. Une partie de la ville est ravagée par le souffle de l’explosion. Le Liban! J’ai déjà entendu parler de ce pays. Je connais ses faits d’arme. Et comme, j’ai l’esprit aussi tordu que celui celui de D. Trump, j’ai rangé cet attentat dans la case « terrorisme ».

Quelques heures plus tard, une autre information va me prendre à contre-pied. Ce sont les médias qui le disent : la déflagration serait due à une explosion; une explosion de plus de deux mille tonnes de nitrate d’ammonium. Le Hezbollah compatit. Aucune revendication. C’est une onde choc terrible pour moi ; je suis ravagé par la confusion, mon esprit cligne. Il me faut mes anxiolytiques. Je sens que suis au bord de l’anévrisme.

Je me pose et je fais ce que je sais faire de mieux : angoisser.

C’est un attentat ! C’en est pas un ! Qui vous l’a dit?

A la vérité, je n’en sais rien. Absolument rien. Par contre, s’il y a une chose dont je suis certain : des gens sont morts. Des gens qui ne s’attendaient pas à mourir. En tout cas, pas maintenant. Et certainement pas ce 4 août. Des gens qui sont morts sans préméditation. Sans sommation. Des gens qui sont morts sans comprendre pourquoi ils mourraient et ce qu’ils avaient fait pour mourir. Rien. Aucune explication. Des gens, qui quelques minutes plus tôt, s’apprêtaient à prendre un bain, à rentrer chez eux, à rejoindre leur conjoint, à s’envoyer en l’air… et qui… boom!

Il y a des gens, qui dans l’histoire humaine, ont eu tout le temps de mourir. Je pense à Marie Antoinette, à Sadam, aux malades du cancers, aux sidaïques,… J’ai vu des gens qui ont tellement eu le temps de mourir qu’ils ont eu le temps de râler, d’agoniser,… Quel luxe. Des gens qui ont eu le temps d’accepter la chose parce qu’ils ont eu le temps d’y réfléchir. Des gens comme celui-ci :

Un soir de pleine lune, des jeunes gens, sous stupéfiants, l’arrêtent et lui demandent de vider ses poches. Il refuse. Ils lui font comprendre qu’il perdra la vie s’il ne s’exécute pas. Il ne s’exécute pas. Ils le plantent et le jettent dans une ruelle sombre, sous un lampadaire aveugle. Lentement, il se vide de son sang. Quelques heures après, il meurt. Lui, il a eu le temps d’accepter son sort. La mort! il l’a demandé, il l’a supplié de se hâter.

Mais mourir, comme ça… dans le souffle brûlant d’une explosion… et être incapable de réaliser ce qui vous arrive,… et de savoir qu’on ne va pas échapper à quelque chose d’inéluctable,… et de ne pas avoir le temps d’accepter ce qui nous tombe dessus,… et d’essayer de l’empêcher, désespérément, des mains… c’est atroce. C’est comme tomber sur une bombe, les instants qui suivent l’explosion. Savoir qu’on meurt et ne pas avoir le temps de dire ‘’aurevoir’’ à sa mère, d’avouer ses sentiments à la mère-supérieure de l’église, de cacher ses revues pornographiques,…

Pour vous qui avez perdu la vie, je vous offre ces mots… ce sont mes gerbes à moi.

AMÉRICAINS NOIRS ET NOIRS AFRICAINS ! L’IMPOSSIBLE JONCTION…

Il aura fallu qu’un afro-américain du nom de George Floyd – même pas un vrai noir comme moi, un Doh, un Zokou, un Beh,… – meurt sous les yeux d’une caméra pour que la majorité des noirs de la planète prend subitement conscience de ce qui a (toujours) été, est et sera probablement…

On ne va pas se signer. Je veux avoir tort. Hélas ! les faits sont là : les afro-américains ont oublié la route transatlantique, celle qui les a (a)menés dans le « nouveau monde ». Nouveau monde pour qui? Pas pour les anciens esclaves. Ces anciens esclaves qui disent haut et fort aux noirs africains qu’ils ne sont pas noirs au sens commun du terme. Ils sont « Americain Black People ». Pour nous qui sommes restés, nous av(i)ons oublié la route coloniale. Mais nous avons su tellement bien tracer la route de la France-afrique que nous ne sommes plus prêts de nous en écarter.

BONNE MAIN, MAUVAISE PIOCHE…

J’ai écouté cette nuit, avec une grosse boule au ventre, au JT de 20 heures, le président ivoirien. Un de ces hommes qui change le cours de l’histoire d’un pays avec un simple craquement de doigts. J’aimerais bien (re)voir la tête de l’instit qui nous disait, au primaire, cette belle énormité : ‘‘… rien ne se fait en (simple) un claquement de doigts’’. Il avait tort. Peut-être qu’avant, il avait raison. Mais aujourd’hui, à l’ère du confinement, à l’ère du Covid-19, il a tort. Cette pandémie a donné tort à tant de monde… Il avait oublié les vœux et les rêves des prés… je veux dire des capitalistes ; ceux qui vous poussent à aller au boulot afin que les entreprises fassent des dividendes. Qu’êtes-vous allez imaginer ? Si vous voulez me lire, arrêtez de le faire de travers !

Si on déconfine à l’heure actuelle – et là, je ne déconne pas du tout – je suis foutu. Au début de la pandémie, je suis allé voir ma gestionnaire. Celle qui est censé garder un œil sur mon compte bancaire toujours à découvert. Comme je n’avais pas la moindre économie à placer, je voulais (prendre) un prêt (en liquide) – pour investir dans deux placements d’avenir : la vente de cercueils et de cache-nez. J’ai toujours eu le nez-creux quand il s’agit de faire du fric dans des trucs louches. C’est de naissance. Disons génétique. L’hécatombe n’a pas eu lieu. Malheureusement. Pour me rattraper, je me suis tourné vers les cache-nez. Un conseiller client m’avait assuré que si le confinement allait jusqu’en aout, je n’aurais rien à en envier à Bill Gates. Mon médecin m’a même assuré que je pourrai avoir des boyaux flambant neuf… Je misai tout mon fric sur le cache-nez… Et voilà ! le président a brisé tout mon rêve. Si toutes ces mesures barrières pouvaient durer encore quelques mois…

LA GALANTERIE POLITIQUE

Après la sortie du S.G de la présidence ivoirienne, je suis dévotement charmé d’apprendre que le communiqué ne mentionne ni les églises et ni les mosquées. C’est bien pensé ; il faut éviter de courroucer le Miséricordieux qui, il faut le rappeler, a, selon les théologiens, changé toute une civilisation florissante en statue de sel sur un coup de tête, a noyé tous les ami.es d’enfance de Noé sous un déluge d’eau, a déchaîné des maux innommables sur les enfants d’Israël,…

Je loue cette sage décision. Dieu, c’est le Joker. La carte maîtresse. Le dragon banc aux yeux bleus. On ne le sort que quand tout est gâté. Pour l’instant, l’Institut Pasteur bûche ferme.

Contre ce virus, les hommes de Dieu n’ont certainement pas encore dit leur dernier mot. Même si les portes des purgatoires – Mecque et Vatican – sont fermées à double tour, ce n’est pas encore l’apocalypse. Ayons la foi ! Ça se raconte qu’elle sauve. Ne désespérons point !

Mon chat tousse. Je vais donc prendre congé de vous. Je vous embrasse de cœur.

AU-REVOIR PHÉNIX AUX AILES PRISMATIQUES

Extraordinaire. Seul, sur un pan de mur, en France. J’ai vu çà. J’ai failli défaillir. Et pourtant, en matière de peinture, j’ai des goûts imbéciles. Mais, l’impressionnant portrait de ce jeune ivoirien, mort un mois plutôt, retient les regards et captive.

N’en font-ils pas trop, ces français !

Ce jeune-là, il n’était pas français. Il n’a rien fait pour la France. Ce pays, il n’a fait que le rêver. Jamais, il ne l’aura vu. Chose incroyable ! C’est là-bas, en France, qu’on lui élève une « stèle »,… Et dans son pays, la Côte d’Ivoire ?! Ici, on est pragmatique ; on a le sens des priorités. Voilà pourquoi on a vite fait de le ranger. De le ranger, lui et sa mémoire, aux oubliettes. Six pieds sous terre.

Et certains osent encore se raidir quand ils voient d’autres prendre la mer. On s’étonne que la ruée sur l’Occident continue. Ouvrons les yeux !

MAYDAY ! MAYDAY !… ON VEUT NOUS FOURGUER DE LA MAUVAISE CAME…

Chers amis écrivains, la meute féministe, féroce et véloce, est à vos trousses. Ne comptez pas sur son indulgence. Fuyez ! C’est la chasse à courre. Soyez sur vos gardes ! À la moindre erreur, elle vous épluchera de ses faux ongles, ces ongles qui valent des griffes de griffons.

Écrivailleurs, scribouillards, gâte-papier,… artistes de tous poils qui se seraient montrés à poil,… vous voilà prévenus. Hier, c’était Gauguin (peintre). Aujourd’hui, Matzneff (écrivain), Polanski (cinéaste),… Demain, ça sera sans aucun doute Moi (anonyme).

Je ne rigole pas.

Désormais, pour écrire, pour produire, on exigera de vous un certificat de moralité, en bonne et due forme, légalisée et tamponnée par la ligue des féministes. S’il faut pousser le ridicule jusque dans ce retranchement, – qu’importe – je (lève le) pouce.

C’est pourquoi, je tiens à déclarer qu’en écrivant ceci, je n’ai l’intention de froisser aucune féministe. Que vous soyez phalanstérien.ne ou saint-simonien.ne., vraie femme africaine customisée, fardée, maquignonnée, ou même victime consentante d’hier qui se pose, aujourd’hui, sur les réseaux sociaux, en martyr à chevrons, je me garderai bien de vous admonester quelque abominable insinuation. Il ne me viendra jamais à l’idée de m’attaquer à vous ; je sais qu’il m’en coûterait cher.

J’admets aussi qu’il y a des hommes, beaucoup d’hommes, qui succombent sous les coups des femmes qu’ils ont dotées, épousées ou accompagnées, gentiment, dans leur maison. Les statistiques l’attestent. Je n’invente rien. Ceux-là, parce qu’ils ont la honte au front, ne viendront jamais étoffer la toile de quelques hashtags victimaires. Mais la bien-pensante, douée de qualités exceptionnelles, préfère mettre cela dans la corbeille à ouvrage.

Chose incroyable ! il y a des femmes, tendres jusqu’au sacrifice, qui ne s’enrôleront jamais sous aucune étiquette. Parlez leur ‘‘metoo’’, elles hausseront les épaules. Digne d’une générosité chevaleresque, couvrez-les d’épines et elles vous offriront de jolis bouquets de sourire.

Quel joli monde !